Le grandpoetryslam 2022 c'est du 23 au 29 Mai .

N’oublie pas, Barbara..

Souviens toi , Barbara…
N’oublie pas, Barbara..
Sur la Terre, le futur est lourd de menaces et l’horizon se remplit d’hécatombes. Les vautours, assis tout autour de la table négocient les peuples à saigner.
Les présidents, comme des pères des nations, sont applaudis, façon pop stars, à la sortie des conseils de guerre.
Et c’est la guerre : des envies de meurtres surgissent aux 4 coins du monde. Peuples victimes, peuples bourreaux, à tour de rôle, égorgeons nous à l’ombre des drapeaux et des courbes financières !
C’est la guerre : les effluves pestilentiels des enfants de toutes les nations, en putréfaction, tombés aux champs d’honneur de la connerie humaine, montent jusqu’au ciel !

C’est la guerre : les dieux, les patries, les coffres forts ont soif de sang, de cris, de larmes et de merde !
N’oublie pas Barbara, il y a autant de poèmes possibles que d’étoiles… Autant de concertos que d’argot, autant d’animal que d’animaux, autant de chapeaux que de chapelles, autant de peines que de faridondaines, autant de promos que de promesses, autant de tyrans que de tigresses, autant de colères que de collines…Il y a des mois, des années que nous ne nous sommes pas touchés, sentis embrassés et tu te demandes si tu n’ étais pas en train de rêver, si tout cela tu ne l’as pas rêvé. Combien de temps cela va-t-il durer et comment cela va-t-il finir ?
Mais souviens toi Barbara de ce rêve de poésie que nous avons fait. Ce rêve de rencontres en chair et en os sur la colline de Belleville , de mots froissés, touchés, tordus, aimés, entendus comme la soie de la peau ; de mots qui parlent, qui crient, qui puent, qui embaument, qui calment, qui clament. Des mots, des vrais…
Il y a autant de poèmes possibles que d’étoiles ; au-delà des galaxies, d’autres poèmes encore et encore ; plus loin, ailleurs, sans doute, encore d’autres poèmes, dans d’autres univers.
Pour toi, du haut de la butte de Belleville, nous sonnons la mobilisation générale et nous convoquons, au-delà des frontières de barbelés, les poète(sse)s du monde entier et le public, d’ici ou d’ailleurs : japonais, ukrainiens, chinois, suisses, américains, italiens, cubains, sénégalais, irakiens, russes, suédois, argentins, palestiniens, ivoiriens, danois, israéliens, français, afghans, polonais… Migrants, déserteurs, apatrides en chair et en mots… pour une joute poétique, populaire, joyeuse et pacifique !
Car il y a autant de poèmes possibles que d’étoiles… et une seule humanité !
N’oublie pas cela, Barbara. Jamais !

Signé : le poète inconnu.

Remember, Barbara...

Remember, Barbara…
Don’t forget, Barbara.
On Earth, the future is heavy with threats and the horizon is filled with bloodshed. Vultures sit around the table and negotiate which people will be bled.
Presidents, like fathers of nations, are applauded like pop stars at the exit of the councils of war.
And it’s war: the desire to kill arises in the four corners of the world. Victims and executioners take turns to slit each other’s throats under the shadow of flags and financial curves!
It is war: the pestilential stench of the children of all nations, rotting, fallen on the fields of honour of human stupidity, rises to the sky!
It’s war: the gods, the homelands, the vaults are thirsty for blood, cries, tears and shit!
Don’t forget Barbara, there are as many possible poems as there are stars… As many concertos as there are slang, as many animals as there are animals, as many hats as there are chapels, as many sorrows as there are faridondaines, as many promises as there are promises, as many tyrants as there are tigresses, as many angers as there are hills… It’s been months, years since we’ve touched each other, since we’ve felt embraced, and you’re wondering if you weren’t dreaming, if you weren’t dreaming it all. How long will it last and how will it end?
But remember, Barbara, that dream of poetry that we had. This dream of flesh and blood encounters on the hill of Belleville, of words crumpled, touched, twisted, loved, heard like the silk of the skin; of words that speak, that shout, that stink, that smell, that calm, that shout. Words, real words…
There are as many possible poems as there are stars; beyond the galaxies, other poems again and again; further on, elsewhere, no doubt, still other poems, in other universes.
For you, from the top of the Belleville hilltop, we sound the general mobilization and we summon, beyond the barbed wire borders, poets from all over the world and the public, from here or elsewhere: Japanese, Ukrainians, Chinese, Swiss, Americans, Italians, Cubans, Senegalese, Iraqis, Russians, Swedes, Argentinians, Palestinians, Ivorians, Danes, Israelis, French, Afghans, Poles… Migrants, deserters, stateless people in flesh and blood… for a poetic, popular, joyful and peaceful joust!
For there are as many possible poems as there are stars… and only one humanity!
Don’t forget that, Barbara. Never forget that!

Signed: the unknown poet.

Translated with www.DeepL.com/Translator (free version)

 

 

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