
La Coupe du Monde de Slam de Poésie fête ses 20 ans du 11 au 17 mai à Belleville !
C’est une jeune femme à la proue d’un navire qui se promène, danse et déclame des mots crus dans les ressacs puis les transforme en arcs-en-ciel qu’elle accroche au dessus des troquets de Belleville. Depuis 20 ans, elle a traversé bien des tempêtes pour rester vivante, vivre ses rêves avec ivresse et nous arriver jusqu’ici avec ses équipages vers les Florides vertes de Belleville.
Ça fait du boucan, une coupe du monde de Slam qui a 20 ans !
Pour fêter ça, elle va déclamer des poèmes à toute vitesse, en équilibre sur les fils invisibles de l’inspiration, contre l’eau du temps qui rouille nos carcasses et la banalité qui ronge nos rêves. Du haut de ses 20 ans, elle copine avec l’immortalité, bouscule les convenances et se laisse aller dans la danse au rythme de musiques vandales. Elle lève son verre et cabriole pour atteindre les étoiles. Des poètes·ses de 20 ans, dans les rues de Belleville le cœur chargé de présents, pauvres comme Job et fier·es comme Artaban, vous en verrez sûrement. Des superstars, des libellules éphémères qui se brûlent dans la lumière et qui riront peut-être d’elleux-mêmes quand iels auront oublié leurs 20 ans.
En attendant, iels ont 20 ans comme un défi. Iels nous apportent des mots poussières d’or dérobés sur Saturne, et d’autres mots enrobés de Soleil et de Lune, pour allumer les bougies et faire flamboyer la poésie ; des mots mystère des grands amours d’hier, des mots contre la guerre, des mots contre l’hiver, des mots qui désarment les larmes et les transforment en fleurs. Des mots comme les cris de cette femme debout, rebelle et sans voile dans les rues ensanglantées d’une cité persane. Comme ceux de cette jeune Américaine qui siffle à perdre haleine pour chasser la police glacée de Minneapolis. Des mots comme ceux de cette Palestinienne qui chante dans les décombres pour calmer la terreur dans les yeux d’un·e enfant. Des mots comme ceux de cette refuznik israélienne, qui dit « non », les poings serrés sur les barreaux de sa prison, et qui clame que les enfants de Gaza ont, elleux aussi, le droit d’avoir 20 ans. Des mots comme ces Russes et Ukrainien·nes de 20 ans qui refusent de s’entretuer dans le hachoir à viande des fadaises de vieillards patriotards et la puanteur des tranchées. Ou bien comme ceux de ce·tte migrant·e de 20 ans qui traverse la Méditerranée pour échouer sous le métro de La Chapelle et s’endormir dans un sommeil plein de rêves et d’espoir.
La coupe du monde a 20 ans et ce n’est encore qu’une mioche.
À 20 ans, on est libre. On ose. On invente. On est vivant·e. Intensément. Magnifiquement, passionnément vivant·e, le cœur un peu fou, l’âme un peu vaste. A 20 ans, la fête ne fait que commencer. Nous vous invitons à venir voir, écouter, et souffler toustes ensemble, les bougies multicolores du vingtième printemps du Grandpoetryslam. Avec la promesse que dans 20 ans on recommencera, et que ce jour-là, nous aurons tous et toutes encore, une ou plusieurs fois, 20 ans .
« À l’abordage de nos 20 ans ! On tient le bon bout de la corde du temps ».
L’adresse ? Belleville : le plus grand, le plus magnifique des gâteaux d’anniversaire !
Venez vivre la poésie avec ses plus beaux habits ! et restez vivants !..
