Voici l’éditorial 2020

Et comme disait toujours ma grand mère : « Allez vous laver les mains ! »
P.L.H

«Un pangolin enrhumé a terrassé le monde.»

Dieu, appelé d’urgence en ligne directe par le pape de Rome a posé sa main pour nous sauver. Résultat : il est alité et depuis, plus personne n’a de nouvelles de lui. C’est la panique générale, la débandade à wall street. Les premiers de cordée s’achètent des iles désertes, et de leurs hectares dans le Perche, confinés dans leur château, dénoncent l’incivisme des banlieusards. Le populo des invisibles, sur les balcons est applaudi, Bruce Willis et Terminator sont au tapis. C’est l’infirmière, le livreur, la caissière, la femme de ménage qu’on applaudit.
Les migrants, sdf, intouchables, des townships, des favelas, de Bombay ou de Rio sont confinés dehors ; dans les usines de l’inutile, les prolos suent leur salaire de la peur. Faut que ça turbine sur les chantiers, faut que ça turbine des pneus, des chars, des autos. Les facteurs sont rigolos avec leur masque de Zorro mais ça ne suffit pas à remplir la grande tirelire du veau d’or.
Il maigrit dans les rues désertes de Las Vegas : tous les casinos sont fermés ! Au manchot les traders perdent des milliards, bientôt sept milliards de chômeurs !
Les ours polaires respirent et font du vélo à New York , le pangolin est leur copain, c’est la tournée générale pour fêter le new age glacière.
Trump mange son chapeau de cowboy, Bolsonaro se fait travelo, Macron se cache dans une EHPAD, pour échapper à l’hécatombe.
Le vieux monde meurt de honte, la Terre est sous incubateur !
Les poètes du monde entier, mobilisés en télétravail sont appelés à respirer et à déclamer à la coupe du monde de poésie. Et on espère que cette année, la gagnante sera une infirmière !